Édith est née le 12 octobre 1891 en Prusse, dans une famille juive de Breslau (Wroclaw). Dernière des sept enfants, elle a moins de 2 ans quand son père meurt. À l’adolescence, Édith cesse de croire et de prier.
En 1913, elle étudie la philosophie à Göttingen auprès d’Edmund Husserl qui vient d’initier un nouveau courant philosophique : la phénoménologie. Cette démarche fournit une réponse à sa quête incessante de la vérité. Elle passe ensuite sa thèse et devient la première femme de son pays à obtenir un doctorat en philosophie.
En 1917, auprès de la veuve de son ami Adolph Reinach, elle perçoit la force donnée par le Ressuscité. Puis à la lecture en 1921 du Livre de la Vie de sainte Thérèse d’Ávila, elle comprend que la vérité qu’elle cherchait a un visage, celui du Christ Jésus. Édith reçoit le baptême dans l’Église catholique en 1922, malgré l’incompréhension de sa famille. Enseignante chez les dominicaines de Spire, elle donne de nombreuses conférences en Allemagne et en Europe sur les thèmes de l’éducation, de la femme et de la vocation.
En 1933, les lois du régime hitlérien lui interdisent tout enseignement. Elle décide alors de répondre à l’appel perçu au moment de son baptême ; elle entre au Carmel de Cologne sous le nom de sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix : elle a 42 ans. En 1939, pour ne pas mettre sa communauté en danger, elle rejoint le carmel d’Echt, en Hollande. Mais les nazis envahissent le pays et en 1942, Édith est arrêtée avec sa sœur Rosa. Le 9 août, le train où elle est entassée avec des milliers d’autres arrive à Birkenau (Auschwitz II). Tous sont gazés immédiatement…
Canonisée en 1998, cette grande figure intellectuelle et spirituelle a été déclarée co-patronne de l’Europe l’année suivante. Ses nombreux écrits, philosophiques, théologiques et spirituels (Vie d’une famille juive, Science de la Croix…) guident ceux qui, comme elle, cherchent la Vérité.




