« Un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! »
Lorsque le Fils de Dieu vient parmi nous, il n’est pas accueilli dans un palais, mais comme « un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2,12). Dans l’humilité de Noël se révèle déjà l’espérance de la paix.
En ce jour de Noël, nous nous confions à Sœur Marie de Jésus Crucifié, qui, par sa vie humble, nous donne de vivre les Béatitudes.
Cette espérance a été rappelée par le pape François dans son dernier message, Urbi et Orbi, le dimanche de Pâques 20 avril 2025, lorsqu’il appelait à croire de nouveau que la paix est possible, en particulier pour la Terre sainte et ses peuples.
En ce 10ᵉ anniversaire de la canonisation de Sœur Marie de Jésus Crucifié, nous remettons cet appel à son intercession, en communion avec nos sœurs carmélites de Terre sainte.
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Noël : Prier pour la Paix
Noël : Prier pour la Paix
« … Un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. » Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. » (Is. 9, 5-6)
« … Il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple. Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » (Lc. 2, 8-14)
Comme au temps du prophète Isaïe, les « grands de ce monde » jouent à la guerre afin d’établir leurs domination. Tout passe, comme dit Mariam, et la génération suivante, oubliant les erreurs passées recommence les mêmes erreurs, entraînant les mêmes souffrances. Nous reproduisons ce que nous connaissons : le besoin de dominer, de régler les conflits par la violence, la guerre, l’absence de dialogue. Lorsque le Fils de Dieu vient parmi nous. Il n’est pas reçu dans un palais ou même une hôtellerie mais comme « un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Lc. 2, 12) Ceux qui viennent reconnaître le nouveau-né, ce sont des bergers.
« Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. » (Lc. 2, 15-18)
Pour saint Jean-Paul II, Sœur Marie de Jésus Crucifié nous donne à voir les béatitudes, et nous dit qu’il est possible de les vivre : « Les béatitudes trouvent en elle leur accomplissement. À la voir, on croit entendre Jésus nous dire bienheureux les pauvres, bienheureux les humbles, bienheureux ceux qui ne cherchent qu’à servir, bienheureux ceux qui font la paix, bienheureux ceux qui sont persécutés. Toute sa vie traduit une familiarité inouïe avec Dieu, l’amour fraternel des autres, la joie, qui sont les signes évangéliques par excellence… elle qui a été souvent malmenée par les évènements et par les gens, elle n’a cessé de semer la paix, de rapprocher les cœurs. Elle se voulait « la petite sœur de tous ». Comme son exemple est précieux dans notre monde déchiré, divisé, qui sombre facilement dans l’injustice, la haine, sans tenir compte des droits des autres à une existence digne et paisible ! » (Extrait de l’allocution du Pape Jean-Paul II du 14 novembre 1983, aux pèlerins venus de Terre sainte, de Jordanie et du Liban participer à la béatification de Sœur Marie de Jésus Crucifié)
« L’humble servante du Christ, Marie de Jésus Crucifié, appartenant par la race, par le rite, par sa vocation et par ses pérégrinations aux peuples de l’Orient, et en étant en quelque façon la représentante, est comme un don fait à l’Église universelle par ceux qui, dans les tristes conditions de luttes et de sang dans lesquelles ils se trouvent, recourent spécialement maintenant avec au cœur une grande confiance, à sa fraternelle intercession, dans l’espérance qu’aussi, grâce aux prières de la servante de Dieu, seront enfin rétablies la paix et la concorde sur ces terres où « le Verbe s’est fait chair » (Jn 1, 14), lui qui est lui-même notre paix ». … Aujourd’hui plus que jamais les menaces qui pèsent nous incitent à faire de l’amour et de la fraternité la règle fondamentale des rapports sociaux et internationaux, dans un esprit de réconciliation et de pardon, en nous inspirant du style de vie dont la bienheureuse Marie de Jésus crucifié donne l’exemple, qui vaut non seulement pour son peuple mais pour le monde entier. Puisse ce nouveau style de vie nous donner une paix fondée non plus sur la terreur mais sur la confiance réciproque. » (Extraits de l’homélie du Pape Jean-Paul II pour la béatification de Sœur Marie de Jésus crucifié le dimanche 13 novembre 1983)
Le Dimanche de Pâques 20 avril 2025, place Saint-Pierre, le pape François adressait cet appel lors de son dernier message urbi et orbi :
« Je voudrais que nous recommencions à espérer que la paix est possible ! Depuis le Saint-Sépulcre, l’église de la Résurrection, où cette année Pâques est célébrée le même jour par les catholiques et les orthodoxes, que la lumière de la paix rayonne sur toute la Terre Sainte et sur le monde entier. Je suis proche des souffrances des chrétiens de Palestine et d’Israël, ainsi que de tout le peuple israélien et de tout le peuple palestinien. Le climat d’antisémitisme croissant qui se répand dans le monde entier est préoccupant. En même temps, mes pensées vont à la population et en particulier à la communauté chrétienne de Gaza, où le terrible conflit continue de semer la mort et la destruction et de provoquer une situation humanitaire dramatique et ignoble. J’appelle les belligérants : cessez le feu, que les otages soient libérés et que l’aide précieuse soit apportée à la population affamée qui aspire à un avenir de paix ! »
Nous confions cet appel à l’intercession de sœur Marie de Jésus crucifié en ce 10ème anniversaire de sa canonisation, en nous unissant à sa prière et à celle de nos sœurs de Terre Sainte.
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