Province de Paris des frères Carmes Déchaux

Ste Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila)

Jeune femme brillante et aimée de ses proches, la jeune Teresa entre à l’âge de 20 ans au monastère de l’Incarnation d’Ávila. Elle découvre dans l’oraison le lieu de l’amitié et de l’intimité avec le Christ ; mais elle doit attendre l’âge de 39 ans pour se décider à ne vraiment vivre que pour Jésus et non plus pour elle-même. A partir de là, une nouvelle vie commence…

Teresa de Cepeda y Ahumada naît en ­Espagne le 28 mars 1515, dans une famille aisée ­d’Ávila : elle est la troisième de neuf enfants. À l’âge de 20 ans, malgré le désaccord de son père, elle entre au Carmel de ­l’Incarnation. Elle ­découvre l’oraison mais traverse un déchirement ­intérieur entre la ­logique du monde et l’appel à se donner ­totalement à Dieu : cela dure 20 ans. C’est à 39 ans qu’elle vit une ­conversion devant une représentation du Christ en sa Passion : elle ­expérimente en profondeur l’amour de Jésus et son cœur en est bouleversé. Une vie nouvelle commence pour Thérèse, celle de Dieu en elle.

Femme travaillée par les ­tensions de son époque (division de l’Église, ­découverte des Amériques, ­suspicion de ­l’Inquisition…), ­Thérèse scrute ces signes des temps et cherche comment ­servir le Seigneur avec plus d’amour. Poussée par ­l’Esprit Saint, elle fonde en 1562 un ­nouveau monastère, ­centré sur la vie ­d’oraison au service de l’Église : les carmélites ­déchaussées de ­Saint-Joseph d’­Ávila. Elle prend alors le nom de Thérèse de ­Jésus.
C’est le début d’une grande ­aventure puisque elle fonde seize autres ­monastères dans toute ­l’Espagne et ­initie une branche ­masculine vivant du même ­esprit, avec l’aide de Jean de la Croix. Elle donne ainsi ­naissance à une nouvelle ­famille ­religieuse, le ­Carmel déchaussé.

Au cours de ces vingt années, Teresa mène une vie ­intense et ­éprouvante autour de ses fondations : ­déplacements, ­négociations, ­oppositions, ­correspondance… Elle se donne ­totalement à l’œuvre du ­Seigneur jusqu’au bout et quitte cette vie à Alba de Tormes le 4 octobre 1582.

Dans ses écrits, Livre de la vie, Chemin de Perfection, ­Château ­intérieur, ­Fondations, etc., la Madre nous dévoile son ­expérience ­spirituelle autour de la prière qu’elle présente comme une ­amitié avec ­Jésus. Cette aventurière de Dieu y ­défriche les terres ­nouvelles de ­l’intériorité et de l’intimité ­divine pour nous aider à placer le Christ Jésus au centre de notre vie. Son influence ­humaine, ­littéraire et spirituelle est considérable. Thérèse est ­canonisée en 1622, et en 1970, elle est la première femme à être nommée ­docteur de l’Église, avec le titre de « Mère des spirituels ».

Les retraites avec Thérèse d’Ávila